Calculez votre alcoolémie

Bière Pression
25 cl
10g alcool
Bière
50 cl
20g alcool
Vin
12,5 cl
12g alcool
Shot/Spiritueux
4 cl
16g alcool
Cocktail
Moyen
15g alcool
Mousseux
12 cl
10g alcool
verre(s)
soirées/semaine

Résultats de votre consommation

Unités d'alcool (10g = 1 UI)
0
Recommandation OMS : max 10 UI/semaine
Taux d'alcoolémie estimé
0,00 g/L
0,0 0,5 (vert) 0,8 (orange) 1,5+ (rouge)
Formule Widmark : (alcool total) / (poids × coeff)
Légalement sobre (< 0,5 g/L)
~0h
Conduite possible (si capacités OK). En France : 0,5 max en général, 0,2 pour nouveaux permis.
Totalement sobre (0 g/L)
~0h
Élimination complète à ~0,10-0,15 g/L/h selon sexe
Calories ingérées
0 kcal
7 kcal par gramme d'alcool + sucres de la boisson
Équivalent en sucre
0
cuillères à café (4g/cuillère)

Métabolisme de l'alcool : ADH, ALDH & acétaldéhyde

L'alcool est métabolisé principalement par le foie, en trois étapes :

1. Alcool → Acétaldéhyde (enzyme : ADH)

L'alcool déshydrogénase (ADH) convertit l'éthanol en acétaldéhyde, une molécule très toxique. C'est l'étape la plus lente et limite le taux d'élimination à environ 0,10-0,15 g/L/h.

2. Acétaldéhyde → Acétate (enzyme : ALDH)

L'aldéhyde déshydrogénase (ALDH) élimine l'acétaldéhyde toxique en acétate. Certaines populations (asiatiques, Amérique latine) manquent d'ALDH actif, causant des symptômes désagréables : rougeurs, nausées, tachycardie.

3. Acétate → Énergie ou graisse

L'acétate est oxydé en énergie ou stocké en graisse. L'alcool supprime l'oxydation des graisses stockées, d'où la prise de poids avec consommation régulière.

Facteurs affectant le métabolisme : sexe (les femmes ont moins d'ADH et métabolisent 30% plus lentement), poids, génétique, prise de nourriture, état de santé hépatique.

Recommandations OMS & Santé Publique France

Limites de consommation sûre

Effets selon le taux d'alcoolémie

Taux (g/L) Effets observés
0,2 - 0,5 Légère euphorie, diminution inhibitions, temps de réaction +10-20%
0,5 - 0,8 Coordination motrice altérée, élocution ralentie, vision trouble, jugement compromise
0,8 - 1,5 Troubles majeurs : équilibre perdu, confusion, mémoire lacunaire (blackout), risque d'intoxication
1,5 - 2,0 Perte de conscience, asphyxie muqueuse, hypothermie, coma possible
> 2,0 Risque vital : dépression respiratoire, arrêt cardiaque

Alcool & sommeil : le paradoxe de la sédation

Bien que l'alcool soit sédatif et accélère l'endormissement, il perturbe gravement la qualité du sommeil :

Recommandation : Dernier verre minimum 3h avant coucher.

Effets à long terme de l'alcool

Foie

Stéatose hépatique (graisse), hépatite alcoolique, cirrhose. Le foie ne peut traiter qu'environ 10-12g d'alcool pur/jour. Au-delà : dégâts progressifs.

Cerveau

Neurotoxicité directe, atrophie hippocampe (mémoire), trouble attention/concentration, augmentation dépression et anxiété. Les gros buveurs montrent des déficits cognitifs permanents.

Cancer

OMS l'a classé cancérogène groupe 1. Risque accru : bouche, œsophage, foie, côlon, sein (even en faible quantité chez les femmes).

Cardiovasculaire

Hypertension, cardiomyopathie, arythmie. Paradoxalement, 1-2 verres/jour peut avoir un effet protecteur (resvératrol) mais quantités supérieures : toxique.

Pancréas

Pancreatitis aigu et chronique. Risque augmente significantly à > 2-3 verres/jour régulièrement.

Mythes & réalités sur l'alcool

Mythe : "Un café me dessaoule"

Réalité : Faux. Le café est un stimulant qui masque l'ivresse mais ne réduit pas l'alcoolémie. Un café = ivre mais alerte (plus dangereux). Seule solution : le temps. Élimination ~0,10-0,15 g/L/h.

Mythe : "L'air frais aide"

Réalité : Non. Sortir prendre l'air aide psychologiquement mais ne change pas l'alcoolémie. Seuls le repos et le temps aidant.

Mythe : "La nourriture élimine l'alcool"

Réalité : La nourriture ralentit l'absorption (bon) mais n'accélère pas l'élimination (bad). Manger AVANT boire réduit le pic d'alcoolémie.

Mythe : "L'alcool réchauffe"

Réalité : Faux. L'alcool provoque une vasodilatation cutanée (sensation de chaleur) mais diminue la température interne. Hypothermie progressive, surtout en hiver/froid.

Questions fréquentes

Pourquoi les femmes s'enivrent plus vite ? +
3 raisons : 1) Moins d'enzyme ADH = métabolisme 30% plus lent, 2) Pourcentage d'eau corporelle inférieur (alcool moins dilué), 3) Variations hormonales menstruelles affectent métabolisme. Résultat : même quantité = taux d'alcoolémie 40% supérieur chez femme de poids identique.
La "rougeur asiatique" c'est quoi ? +
Déficit en ALDH2 (enzyme). L'acétaldéhyde toxique s'accumule, causant : rougeurs faciales, nausées, tachycardie, maux de tête. Touche 36% des asiatiques. Pas une allergie. Signe que le corps tolère mal l'alcool. Augmente aussi risque cancer oesophage/bouche.
Peut-on devenir tolérant à l'alcool ? +
Oui, tolérance métabolique et cérébrale. Le foie augmente production d'enzymes. Le cerveau s'adapte. Résultat : même quantité = moins d'effet. C'est un signe d'alcoolisation progressive et de risque de dépendance.
Alcool light/sans alcool : vraiment sans risque ? +
Bière light (< 0,5%) = quasi aucune alcoolémie. Mais : contient sucre, calories quasi identiques, pas d'effet psychoactif donc consommation peut augmenter. Zéro alcool (0%) = aucun risque mais souvent + de sucre. Eau reste meilleure option.
La formule Widmark est-elle vraiment exacte ? +
Approximation raisonnable (+/- 15% de variabilité). Variables non prises en compte : état du foie, prise de nourriture, métabolisme individuel, médicaments. Cette calculatrice est INDICATIVE. Jamais conduire au doute sur votre capacité.
Est-ce vrai qu'un peu d'alcool protège le coeur ? +
Études anciennes suggéraient effet protecteur (resvératrol). Études récentes (Lancet 2018) : ZÉRO dose sûre. Bénéfices cardiovasculaires surpassés par risques cancer et autres. Recommandation actuelle : pas de consommation pour santé.

Voir aussi